• Gwendoline et le doudou.

    Je suis venue voir Johanne pour une problématique liée à ma capacité de gagner de l’argent, de me sentir le droit de gagner de l'argent, et d'avoir de l'argent. 

    Nous avons travaillé tout un tas d'aspects tels que le fait de le mériter, d'avoir le droit d'être "riche", de réussir, mais aussi de faire quelque chose que j'aime en gagnant de l'argent car les messages enregistrés pendant mon enfance étaient plutôt de travailler dur, et que le plaisir est très accessoire. 

    Petit à petit, nous sommes arrivées à ces images négatives que j'avais des gens riches, comme le côté hautain, méprisant ou cette idée que des personnes riches ont tous les droits parce qu'elles sont riches, et je ne voulais pas être comme elles. 

    Johanne m'a aidé à remonter à des souvenirs plus ou moins récents concernant mes parents. Ils n'ont aucun problème d'argent mais malgré tout, quand ils viennent chez moi, ils me "piquent" des choses ou utilisent les miennes pour économiser les leurs. Je ne sens pas d’amour, je ne peux pas me défendre, je culpabilise, je m’excuse… tout se mêle…

     

    C'est alors qu'un souvenir récent remonte: ma mère venant passer quelques jours chez moi profitait de mes produits cosmétiques pour économiser les siens, et le problème c'est qu'elle le faisait sans me demander quoi que ce soit. 

    J'ai pu sentir une émotion très forte me prendre dans le ventre et remonter dans ma gorge à ce moment là. Impossible de m'imaginer lui dire qu'elle pourrait au moins demander! Colère et sentiment d'injustice se mélangent. Comment pourrais-je me plaindre, de quel droit dire : "Ce sont mes affaires et je n'ai pas envie que tu les prennes, c'est tout, J'AI LE DROIT".

     

    Johanne m'aide à déposer cela en moi et que mes affaires, elles sont à moi. Je sens bien qu'il y a en moins une culpabilité à ne pas partager, à ne pas donner tout ce que j'ai. 

    Ma mère m’a appris… Des souvenirs de culpabilité remontent : si on ne donne pas, ne prête pas, on n'est pas gentil, on n'est pas quelqu'un de bien, et quand on a, et que les autres n'ont pas... c'est lourd, j'étouffe, ça m'écrase la poitrine.
    Je n'ai pas le droit d'avoir quelque chose à moi ! Ce que j'ai, tout le monde a le droit de me le prendre. Avoir des choses, avoir de l'argent : il faut partager. 

     

    Et puis cette question incroyable que Johanne me pose : "Quelle est la première chose que tu as eue à toi ? Est-ce que tu t'en souviens? "

     

    Je réfléchis, remonte le temps... je cherche... ce n'est pas possible, il y a bien un truc que j'ai eu le sentiment de posséder, une chose que je n'ai pas eu à partager, à prêter ou à donner!
    Tout le monde a quelque chose à lui, quelque chose de personnel... je suis déconcertée par le fait de ne rien trouver, c'est impossible. Et plus je remonte le temps, plus je me dis : "Ca craint ! C’est impossible que rien ne me vienne ! ". 

    Et là,  la lumière jaillit : MON DOUDOU.

    Le voilà mon truc à moi, rien qu'à moi, quelque chose qu'on n'a pas le droit de me prendre.

    J'ai senti en moi que c'était bien plus qu'un doudou. Ce doudou, c'était comme une partie de moi : un mini-moi réconfortant, apaisant, et plus étrangement, c'était comme s'il était vivant, qu'il me donnait de l'amour, de la tendresse, comme s'il remplissait un vide. Mon doudou, c'était celui qui m'aimait telle que j'étais, il ne faisait jamais de mal. Il me donnait de la douceur et du réconfort. C'est comme s'il était la partie supérieure de mon âme, pleine de tolérance, de compassion et d'amour inconditionnel. 

    Il n'a même pas de visage, c'est un simple mouchoir. 

    Aujourd'hui, il m'accompagne, il ne prend pas de place, et si j'en ai besoin, il est là. C'est différent de quand j'étais petite mais je l'aime bien et il me rappelle que je peux m'aimer telle que je suis et si j'en doute par moment, je le tiens dans ma main et ça me fait du bien. 

     

    Note de Johanne :

    Merci à Gwendoline pour cette magnifique illustration qu’apaiser notre relation à l’argent est une vraie démarche de construction personnelle.

    Si nous l’avons oublié, souvenons-nous que l’argent est une création humaine, donc entaché de toutes sortes de croyances et jugements. Un beau terrain de jeu pour l’EFT qui, rappelons-le, nous propose la Liberté Emotionnelle. Rien que ça !!!

    Et j’aime encore remarquer qu’AVOIR est un AUXILIAIRE, et qu’un auxiliaire, c’est « l’aide », celui qui « apporte son concours »...

     

     


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